Samedi 16 décembre 2017

Affaire Narumi : un an après, la procureure de Besançon fait le point

30/11/2017 - 11:00 Affaire Narumi : un an après, la procureure de Besançon fait le point

La procureure de la République de Besançon, Edwige Roux Morizot, a tenu une conférence de presse ce jeudi 30 novembre 2017 pour faire le point sur l'enquête et la demande d'extradition d'un jeune chilien, ancien petite amie de l'étudiante japonaise et principal suspect dans le dossier de la disparition de Narumi Kurosaki. Les enquêteurs restent  sûrs d'une chose. Selon eux, Narumi a bien été assassinée.

Les médias nationaux et médias japonais étaient présents en nombre ce jeudi 30 novembre 2017 pour écouter avec attention la procureure de la République dans l'espoir de nouveaux éléments, près d'un an après la disparition de Narumi Kurosaki. L'étudiante japonaise, au CLA de Besançon depuis le mois d'août 2016 pour apprendre le français,  a été vue vivante pour la dernière fois le 4 décembre entre 22h et 23h. Cette nuit-là, vers 3h du matin,  sur le campus de la Bouloie,  plusieurs étudiants logeant dans son immeuble ont entendu des cris, des pleurs et des coups sur les portes et les meubles en provenance du 1er étage.

Un corps jamais retrouvé

Le corps de Narumi Kurosaki n'a jamais été retrouvé malgré d'importants moyens déployés depuis sa disparition. Plusieurs battues et d'importantes recherches avaient déjà été organisées en  janvier. Au mois d'avril, 80 policiers aidés d'un hélicoptère, de maitres chiens de la gendarmerie et de plongeurs spécialisés étaient encore déployés sur le terrain dans le secteur de Parcey, à une dizaine de kilomètres au sud de Dole, et de la forêt de Chaux. 150 policiers ont été mobilisés sur l'enquête et les recherches. 

La piste du crime passionnel

Bien que le corps de Narumi reste introuvable depuis sa disparition, la police et la justice françaises sont persuadées de son décès. Les autorités françaises suspectent son ex petit ami chilien, Nicolas Zepeda Contreras, 26 ans, de l'avoir assassinée. Ce dernier a confirmé à la justice de son pays avoir été avec la jeune femme le soir de sa disparition, mais a nié l'avoir tuée et affirme que les bruits entendus par les voisins correspondent à "des rapports intimes". Il dit avoir quitté la jeune fille dans la soirée et ne plus jamais l'avoir revue. Nicolas Zepeda Contreras avait ensuite regagné son pays natal

Une demande d'extradition toujours pas envoyée 

Pour rappel, la France a envoyé une demande à Santiago-du-Chili le 25 janvier 2017 portant sur le placement en détention du suspect. Une demande d'extradition devait être envoyée en début d'année  mais le parquet de Besançon, apprenant qu'il ne pouvait la formuler qu'une seule fois, a préfèré jouer la prudence. Le demande ne sera faite, probablement qu'en début d'année 2018, une fois que tous les élements de l'enquête seront réunis. La procureure de Besançon a en effet indiqué que toutes le spistes avaient été étudiée et que les investigations touchaient à leurs fin avec de nouvelles données liées au téléphones de Nicolas Zepeda Contreras.  "Depuis le début, toutes les pistes convergent sur l’ex petit ami de Narumi Kurosaki..." a précisé Edwige Roux-Morizot. 

La justice chilienne a rejeté dans une décision rendue le 3 février 2017 cette demande de la France de procéder à la détention provisoire du jeune chilien sous le coup d'un mandat d'arrêt international. Suite à la convocation par la Cour suprême du Chili le 14 février 2017 du principal suspect, Edwige Roux Morizot,  la procureure de la République de Besançon explique que les juges chiliens n'avaient à leur disposition des éléments très sommaires de l'enquête.

Damien
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