Jeudi 27 juillet 2017

Nouvelle grève pour les internes du CHRU de Besançon

18/04/2017 - 15:04 Nouvelle grève pour les internes du CHRU de Besançon

Ce mardi 18 avril 2017, les internes  se mettent en grève pour dénoncer la réforme du troisième cycle à venir au mois de novembre. Ils étaient une quarantaine sur le parvis du CHRU de Besançon. 

Une nouvelle fois, les internes en hépato gastro entérologie haussent la voix pour s'opposer à la future réforme qui prévoit de faire passer l'internat à trois ans. L'internat est une période de spécialisation qui peut actuellement durer de trois à cinq ans. "Quatre années sont nécessaires pour la majorité des spécialités", expliquent les internes. Ils peuvent ensuite passer leur thèse et devenir assistant pendant deux ans.

Depuis plusieurs semaines, des internes et des syndicats se mobilisent contre le manque concertation du gouvernement sur la future réforme de l'internat et notamment du 3e cycle attendue en novembre 2017. Des cardiologues, psychiatres, anesthésistes-réanimateurs mais aussi des pédiatres et hépato-gastro-entérologues se mobilisent pour connaître le contenu des textes à venir.

La réforme : une autonomie en quatrième année

La réforme donnera aux internes une autonomie supervisée dès la quatrième année mais cette disposition inquiète. les internes grévistes expliquent qu'"après la thèse passée, l'étudiant est inscrit au conseil de l'ordre" (sur une liste spécifique). Les conditions de cette année restent floues pour les étudiants qui ne savent pas "comment seront réalisées les gardes".

La spécialisation d'hépato-gastro-entérologue

"Quatre ans de formation pleines sont nécessaires" pour cette spécialité notamment pour les détections et le traitement des lésions cancéreuses lors des coloscopies de dépistage. Les internes pointent du doigt le futur manque d'accès à deux formations : l'endoscopie et la proctologie.

Il ne sera plus possible de choisir les deux formations durant le cursus alors que "30% des consultations de ville sont de la proctologie. Cela creusera "les disparités de démographie médicale "

Hélène L.
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